Vers de terre - Le Réveil Horticole

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Vers de terre

Amis du jardinier

Les annélides, lombrics, vers de terre
Les annélides sont des animaux protostomiens segmentés (possédant des métamères quelquefois très nombreux) et en forme de "ver". Ils vivent essentiellement dans l'eau (eau de mer comme la néréis ou eau douce comme la sangsue) même si certaines espèces comme les lombrics vivent dans le sol.
(source wikipedia)

Les vers de terre, amis du jardinier

Précieux alliés pour le jardinier, ils digèrent les débris végétaux et enrichissent le sol en humus, et, grâce à leurs galeries, ils aèrent la terre et limitent le ruissellement de l'eau. Découvrez ces travailleurs de l'ombre...

Description
Les vers de terre sont des animaux invertébrés (Annélides) présents dans presque tous les sols
de la planète, à l'exception des plus acides ou des plus arides.
On en compte plus de 100 espèces dans nos contrées et au moins 10.000 dans le monde.
Ils représentent la première biomasse animale terrestre : en moyenne, le sol en contient une
tonne par hectare (jusqu'à 4 tonnes dans les prairies), ce qui correspond à 1 à 4 millions
d'individus / ha, tout de même!

Selon les espèces, leur longueur est variable ; elle peut atteindre 30 ou 40 cm pour les plus
longs. Certaines vivent exclusivement à la surface du sol (enchytréïdes), d'autres creusent de
profondes galeries (lombrics), mais tous se nourrissent de matière organique (débris végétaux
en décomposition à la surface du sol, organismes vivants comme les nématodes, protozoaires,
bactéries, champignons...), plus ou moins mélangée à de la terre. En période active, un ver de
terre peut absorber chaque jour (et rejeter, sous forme d'excréments) 1,5 fois son poids en
terre : sur un hectare, c'est donc 1,5 tonne de terre qui est "brassée" chaque jour par les vers
de terre.

 

Des vers de terre pour un sol fertile
Les vers de terre sont considérés comme des indicateurs d'un sol en bonne santé.
En effet, ils jouent un rôle primordial dans la fertilité et la structure des sols :
  • Ils assurent, avec certains microorganismes, le recyclage de la matière organique, qu'ils contribuent à décomposer, grâce à la
    digestion des débris végétaux, et à répartir dans le sol, par leurs déplacements (absorbée en surface, la matière organique est
    enfouie en profondeur, le long des galeries). C'est d'ailleurs cette capacité des vers de terre à transformer les déchets végétaux
    en humus qui est utilisée en lombricompostage.
 • Ils favorisent l'alimentation et la croissance des plantes, en recyclant la matière organique dont ils enrichissent le sol, mais aussi
    en facilitant le développement des racines des végétaux (terre ameublie, croissance racinaire plus aisée le long des galeries).
 • Ils améliorent la perméabilité et l'aération des sols : leurs galeries permettent une meilleure pénétration de l'eau de pluie ou
    d'arrosage (qui ruisselle moins : les sols s'en trouvent stabilisés et moins sensibles à l'érosion) et facilitent les déplacements
    gazeux.
 • Ils modifient la structure granulaire et les caractéristiques physico-chimiques de la terre (formation de micro-agrégats plus
    stables, équilibration du pH...).

Déjections de vers de terre :  
Les turricules sont les excréments des vers de terre : on en voit souvent à la surface du sol, sous forme de petits tortillons ou
d'agrégats. Peu appréciés sur un gazon impeccable (qu'ils rendent boueux par temps de pluie), ils n'en sont pas moins intéressants:
la terre ainsi digérée est très fine et elle est enrichie en azote (sous forme d'humus), mais aussi en minéraux (calcium, magnésium,
phosphore, potassium). C'est une source de fertilisants précieuse et gratuite : utilisez donc les turricules pour vos rempotages !

Favoriser les vers de terre dans le sol du jardin
Les populations de vers de terre sont plus nombreuses dans certaines circonstances ; à l'inverse, certains sols ou certaines pratiques
culturales leur sont défavorables.
Apprenez à favoriser la présence de ces auxiliaires discrets mais efficaces !

Ils aiment

 • La présence de débris végétaux laissés au sol, qui leur fournit de la nourriture, un abri (pour les espèces épigées, c'est-à-dire de
    surface), et qui entretient l'humidité du sol, essentielle aux vers de terre qui "respirent" par la peau (laquelle doit rester humide
    pour assurer les échanges gazeux) ;
 • Une couverture végétale des sols ;
 • La rotation des cultures (ne plantez pas toujours la même chose au même endroit, ce qui est d'ailleurs un principe de base du
    jardinier) ;
 • Les épandages de fumier (dont les vers de terre se régalent !) ;
 • Les sols limoneux, argileux, frais.

Ils n'aiment pas
 
• Les sols trop travaillés : le travail du sol, et en particulier le retournement de la terre, peut détruire les oeufs (déposés
    généralement en surface) et les galeries ; les outils blessent les vers ;
 • Les sols nus (peu de débris végétaux donc peu de nourriture) ;
 • Les sols compactés (par le piétinement ou le passage de véhicules par exemple) ;
 • Les sols sableux, et/ou demeurant longtemps secs en été ;
 • Les sols très acides.

Pesticides !
Les vers de terre ne semblent guère sensibles aux pesticides ; ce n'est cependant pas une raison pour ne pas bannir les pesticides de votre jardin !

Mythe ou réalité ?

On entend souvent dire que lorsque l'on coupe en deux un vers de terre, chaque moitié "repousse" pour donner deux vers de terre. C'est faux ! Selon l'endroit de la coupure, le vers de terre peut éventuellement survivre (si pas d'organes vitaux atteints), et reconstituer une partie des anneaux manquants. Cependant, le côté queue meurt à tous les coups ; seul le côté "tête" pouvant rester vivant.
Franz De Weerd                                                                                      (source Clémentine Desfemmes -XG)

 
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