Perce-oreilles - Le Réveil Horticole

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Perce-oreilles

Amis du jardinier
 

Il est très présent dans nos jardins mais aussi dans notre subconscient.
Son nom évocateur est certainement à la base
des petites peurs de notre enfance
que nous entretenons souvent aussi à l'âge mûr.
Voilà pourtant un insecte inoffensif
tantôt considéré au jardin
comme auxiliaire ou comme ravageur !

 

Petite description
Les jardiniers n'aiment guère cette bestiole affublée de pinces qui prolongent son abdomen.
C'est la forficule ou le perce-oreilles -
nom latin : Forficula auricularia (nom masc.)
                                                    
famille : Forficulidae
Insecte cosmopolite avec plus d'un millier d'espèces réparties dans le monde.
De couleur brunâtre avec une tête large pourvue de longues abtennes, il utilise rarement ses ailes pour se déplacer.
L'abdomen se termine par une paire de pinces (d'où son nom). Celles-ci sont incurvées chez le mâle et presque droites chez la femelle.
Ce sont des organes défensifs car l'insecte pour se défendre les dresse vers l'avant un peu à la manière du scorpion. Nous verrons dans la suite qu'elles ont une autre utilisation.























Ressentiment
Pourquoi donc les jardiniers n'aiment'ils pas cette bestiole ?
Ce n'est pas qu'elle soit plus laide qu'une autre maiq elle s'attaque volontier aux parties tendres de nombreuses plantes qu'elle mâche durant la nuit car elle a des moeurs nocturnes. Parmi ses attirances particulières, il y a les pétales de fleurs comme ceux du dalhia mais elle s'en prend aussi aux fruits qui présentent une petite lésion.
Origines supposées du nom
Populairement, on l'appelle perce-oreilles alors qu'aucun de ces insectes d'un centimètre et demi n'a jamais percé la moindre oreille !
Certains y voient un rapport avec la forme des pinces qui ressemblent à celles dont se servaient autrefois les bijoutiers pour percer les oreilles. Une autre explication assure que ces insectes profitent du sommeil d'un homme sur le sol pour se réfugier dans ses oreilles d'où le nom 'perce-oreilles' par rapport à cette présence fortuite dans l'oreille. Ce nom pourrait provenir d'une autre indication :
autrefois, dans certaines contrées, les quartiers que l'on peut couper sur certains fruits étaient appelés 'oreilles' et quand par exemple sur un arbre un fruit devient trop mûr, le perce-oreilles s'y introduit. Au moment de la découpe du fruit en quartiers, on le découvre à l'intérieur.
Reproduction - Cycle
Les pinces du perce-oreilles sont recourbées en cercle et dentées chez le mâle alors qu'elles sont presque droites chez la femelle.
Elles n'ont pratiquement pas d'autre destination que de favoriser l'accouplement exactement comme les odonates (?) que sont les demoiselles ou les libellules qui possèdent les mêmes appendices qu'elles utilisent lors de la reproduction pour maintenir la partenaire.
Les perce-oreilles connus également sous le nom de 'forficule' apparaissent vers le début de l'été. Ils aiment les endroits humides et obscures et ne se déplacent que s'ils sont dérangés la nuit.
Ils vivent en société, sous les pierres, les écorces, les feuilles mortes et les organes floraux. C'est sans doute une des raisons de leur engouement pour les dahlias car ils trouvent dans ces énormes fleurs un refuge à leur convenance.
Les mâles meurent généralement à l'automne après avoir fécondé les femelles qui hivernet dans leur refuge où elles pondent. Si la ponte n'a pas eu lieu, , les mâles sont acceptés dans les nids durant l'hiver, mais sitôt la ponte effectuée au printemps, ils sont mis à la porte.
La maman perce-oreilles chasse son mari pour pouvoir s'occuper avec tranquilité de ses oeufs, une quarantaine en moyenne, et des petites larves après éclosion. Cet amour maternel est très rare chez les insectes




Auxiliaires ou ravageurs ?

 - On l'a dit, les perce-oreilles s'attaquent à de nombreuses plantes et peuvent représenter un problème s'ils sont en surnombre !
 - D'autre part ils consomment aussi quelques chenilles et pucerons ce qui peut les considérer comme auxiliaires !
Dans tous les cas, il n'est pas difficile de leur confectionner un abri dans lequel ils viendront se réfugier durant la journée.
Par exemple, suspendre retournés des pots en terre cuite remplis de paille, de mousse ou de feuilles.
Il sera simple dès lors de les recueillir le cas échéant.
A VOUS DE CHOISIR !

Alain Muset  





 
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