LES ORCHIDEES - 2ème partie - Le Réveil Horticole

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LES ORCHIDEES - 2ème partie

Rubrique plantes > ARBRES & ARBUSTES


Dans la symbolique, l'orchidée représente la beauté absolue et incarne le mythe de la femme idéale.
Elle est celle par qui l'on peut le mieux déclarer un amour secret à l'élu(e) de son coeur !
Dans la Chine ancienne, elle fut le symbole de la fécondité et pour reprendre Confucius, celui-ci disait :
"Rencontrer des hommes bons, c'est comme pénétrer dans une pièce emplie d'orchidées"
                                                  

deuxième partie
Le rempotage
Les substrats

 1. les substrats organiques

      Pour les  orchidées épiphytes,  le substrat  joue  un rôle  de structure plutôt que nourricier.
      Ce sont  les racines  fibreuses  de fougères, Polypodiium vulgare,  qui  finement hachées et
      mélangées à  de la mousse de sphaigne  qui constituèrent  le mélange favori  pendant plus
      d'un demi-siècle  mais ces éléments se font rares et sont chers.
      Ce substrat est actuellement remplacé par de l'écorce de pin.
      L'écorce est traitée  pour diminuer la résine,  elle est calibrée  car les gros morceaux  ne se
      prêtent pas à la montée de l'humidité par capillarité dans les pots.
      Avec un  faible apport de  mousse de sphaigne, de Nouvelle-Zélande,  c'est actuellement le
      seul substrat utilisé par les orchidophyles professionnels.
      L'amateur  peut  adjoindre  du  charbon  de  bois  qui  possède  des qualités antiseptiques.
      Ce charbon  provient  d'un poêle ou feu à bois;  il doit  être lavé  fortement plusieurs fois  et
      pourra alors être utilisé en  petites quantités  dans le  mélange précité.  Il ne doit  pas  être
      confondu avec celui des barbecues qui est traité pour brûler lentement.
      Il y a aussi la noix de coco en morceaux calibrés provenant de l'enveloppe des noix de coco.
      C'est un produit 100% naturel, sans colorant ajouté qui apporte sucre et tanins.
 2.- les substrats inorganiques
 L'on trouve :
    -  de la laine de roche produite à partir de pierre ponce volcanique,
    -  du  Perlag  ou  perlite,  sable  siliceux  expansé  industriellement  par  la  chaleur (1200°).
       Sa capacité de rétention d'eau représente 4 à 5 fois son poids.
    -  la vermiculite,  mica  expansé  industriellement  par  traitement  à  la chaleur, qui allège le
       substrat.

Les récipients
Le pot en terre :
il est esthétique, poreux et sa stabilité n'est plus à prouver. Mais il sèche très
       vite et les racines collent au pot.
Dès 1960, apparaissent les contenants en matière plastique
                                                              suivis par ceux en polypropylènes :

       ils retiennent mieux l'humidité, sont légers et flexibles et se cassent rarement lorsqu'ils
       tombent.  Ils sont faciles à nettoyer et à désinfecter. L'évaporation est moins rapide et ils
       protègent les racines contre les fluctuations de température. Ils facilitent le dépotage sans
       abimer les racines et c'est important car elles transportent toutes les matières nutritives.
 Pour le Phalaenopsis, l'orchidée la plus commune de nos habitations, la racine est constituée
       d'une masse spongieuse avec de grandes cellules, bien souvent mortes, qui constituent la
       majeure partie des racines aériennes. La partie vivante est logée à l'intérieur et forme un
       mince fil. La masse spongieuse, appelée VELAMEN, gonfle et absorbe l'eau et les éléments
       minéraux. Elle est parfois aplatie et épouse tous les contours possibles.
       Ces orchidées vivent en symbiose avec les champignons et les algues. Les champignons,
       dans la nature, digèrent par exemple la cellulose du bois et s'insinuent dans la racine pour
       y déposer le fruit de leur digestion. Dans le pot, c'est le même phénomène avec le substrat
       qui le compose.
 Les pots transparents, sont encore mieux car les cellules du vélamen possèdent des pigments
       capables comme la feuille de faire la photosynthèse.
 Le substrat à base d'écorces de pin a un dépérissement très lent mais le faible volume du pot
        nous oblige à le renouveler tous les ans et en tous cas tous les 2 ans au maximum.
 La plupart des rempotages se font soit au printemps avant le départ des nouvelles racines,
       soit après la floraison ou lorsque les racines ont gagné le bord du po t et s'élancent en
       dehors des éléments nutritifs.




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Les maladies
     Il est important de dépister rapidement celles-ci en vue de prévenir les dégats.
Le botrytis :
 Ce sont de petites taches noires ou brunes présentes sur les fleurs.   Elles apparaissent quand la température baisse par temps
 humide sur une plante affaiblie ou également lorsque l'air est confiné. Une ventilation correcte empêche le développement de ce
 champignon.  

La fumagine :
 C'est  une  croûte  noire  qui se forme  à la surface  des feuilles.  Elle  est  provoquée  par  un  champignon  lui-même alimenté
 par  les exudats de pucerons ou de cochenilles.  

Feuilles plissées ou crispées :
 C'est le  résultat  d'un arrosage  inadéquat, souvent  par manque  d'eau.  C'est  inesthétique mais cela n'a aucune incidence pour
 la plante et sa floraison.
Taches noires sur les feuilles :
 Elles  apparaissent  soudainement.  Cela peut être le résultat soit  d'un  coup  de  soleil  si  l'ombrage  est déficient ou l'attaque
 d'un champignon du genre pithium ou phytophtora.  Il faut isoler la plante, humidifier la tache et épandre de la cannelle en poudre
 dessus.   C'est efficace à 100%.
Les virus
 Quand  apparaissent  des  traces  de  marbrure  sur  les  feuilles  ou  les  fleurs,  il ne faut pas  essayer  de  sauver  cette  plante.  
 Pour  éviter de  transmettre  ce  virus  à  d'autres  plantes, il   faut  l'éliminer  à  tous prix  ou  la  brûler  pour  empêcher  toute  
 contamination.  Il  n'existe  en  effet aucun remède à ce jour.
Les parasites
Les aleurodes :  c'est la mouche blanche,  ce sont  de petits  insectes blancs qui se nourissent  en piquant les feuilles.  
 Il y a lieu  d'utiliser  des plaques  anti-aleurodes  colorées en jaune  sur   lesquelles elles viennent se coller.
Les pucerons :  Ils  sont  assez  rares  sur les orchidées  sauf sur les hampes florales de teinte   verte, jaune ou noire.
 Ils secrètent  un liquide gluant qui attire les fourmis.  Il faut isoler  ces plantes  et introduire des   coccinelles qui se nourrissent de
 ces parasites.
Les araignées rouges :  ce sont  de  minuscules  insectes  de moins  d'un  demi-millimètre.  Ils  tissent des toiles au revers des
 feuilles qui prennent un aspect grisâtre.   Des bassinages fréquents empêchent leur installation.
Les cochenilles :  Il existe 2 groupes :
 - les premières ont le corps recouvert d'une matière blanche et floconneuse.  Elles sont mobiles. Ce sont les cochenilles farineuses.
 - les secondes ont  un mode de vie  très particulier. Elles ne se déplacent que lorsqu'elles sont à l'état larvaire et cela ne dure  que quelques heures.  Ensuite elles perdent  pattes  et antennes et se fixent définitivement.  Ce sont les cochenilles à carapace. Elles  se  nourrissent  en suçant     la sève.  Elles  transportent  certains  virus.  Enlever  les insectes  avec un  tampon d'ouate  ou un pinceau imbibé d'alcool à 90%.

La vague des orchidées ne date pas d'hier et je vous souhaite de continuer à vivre cette passion.
C'est la plante d'intérieur par excellence que l'on peut trouver selon le cas au salon, dans la cuisine ou dans la véranda.
Il n'est pas rare de la voir fleurir durant 5 à 6 mois et parfois davantage. Il suffit d'un rebord de fenêtre et de quelques précautions pour obtenir beaucoup de satisfaction.

Alain Muset   

 
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