LES ORCHIDEES - 1ère partie - Le Réveil Horticole

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LES ORCHIDEES - 1ère partie

Rubrique plantes > ARBRES & ARBUSTES


Fascinantes par la beauté de leurs fleurs, les orchidées ont conquit nos intérieurs.
Mais pas seulement ! En effet, on trouve aujourd'hui pour ce groupe de plantes, une multitude de
collectionneurs mais aussi des créateurs de milliers d'hybrides.
De plus elles se sont introduites dans notre quotidien en symbolisant les noces qui atteignent 55 ans.
                                                                                                                                                                                  

  

première partie
Présentation :

Le mot Orchis vient du grec et veut dire "testicule" !
L'histoire rapporte qu'un certain THEOPHRASTE, intrigué par la similitude des tubercules de certaines espèces européennes (telles Orchis morio, insectifera, purpurea ...) leur donna ce nom à l'origine du nom de la famille des orchidées.
Cette famille comporte de 25 à 30000 espèces, de 750 à 800 genres différents et des milliers
d'hybrides.
Elles sont toutes vivaces et se développent sous 2 modes très différents :
 
- monopédiale ; dont la croissance est principalement dirigée vers le haut :
   ex. vanda, angraecum ...
- sympodiale ; ici les plantes produisent leurs nouvelles pousses à partir des pousses    anciennes. Elles développent des pseudo-bulbes qui ont le pouvoir d'emmagasiner
   l'humidité et de la nourriture.   Ces pseudo-bulbes permettent ainsi à la plante
   d'affronter des périodes plus ou moins longues de sécheresse.
Elles peuvent être
terrestes ou épiphytes.
On qualifie une plante 'épiphyte' en faisant référence aux plantes accrochées à d'autres
comme support. Cette qualification concerne seulement un mode de support et non pas
un mode de nutrition (elles ne sont pas parasites de leurs hôtes).
Hormis les déserts et les pôles, elles sont présentes aux quatre coins du monde.
C'est la famille la plus récente sur l'échelle de l'évolution (de 10 à 20 millions d'années)
Elles dérivent probablement des Liliacées et plus spécialement du lys.
La fleur se compose de 6 éléments :
 - 3 pétales et 3 sépales (ou plutôt 2 sépales et 1  labelle
()).

Cheminement des orchidées :
C'est la vanille, une orchidée, qui est mentionnée pour la première fois en 1552.
La première orchidée vivante importée en Europe et plus précisément en Hollande, a été un
"brassovala nodosa". Celle-ci provenait de Curaçao, Ile des Antilles néerlandaises, près des
côtes du Vénézuela, nous sommes en 1698.
Toutes les orchidées introduites en Europe le sont grâce aux voyageurs botanistes,
souverains, mécènes, collectionneurs et horticulteurs. Ces actions relevaient tantôt pour le
prestige tantôt pour le profit.
Il faut citer également, pour une part importante, les missions parmi lesquelles de nombreux
évangélistes, jésuites ou franciscains botanistes, ont fait parvenir en Europe des herbiers qui
existent toujours, précieusement conservés, mais aussi des graines et des plantes.
Ces plantes, transportées par milliers, arrivaient en piteux état compte tenu des conditions
exécrables dues à leur transport.
De surcroit les techniques de culture de l'époque sont balbutiantes. Par méconnaissance, les
serres sont suchauffées ou trop obscures, sans bonne aération.
C'est un véritable génocide végétal !
Après cette longue période de tâtonnements et grâce à la perspicacité de certains
orchidophyles on assiste en 1818 à la première floraison d'un Catteleya.
Cette découverte est due à William Cattley, cultivateur de plantes exotiques, considéré comme
le père de l'orchidologie et à qui l'on attribua le genre Cattleya.
On assistera durant un siècle à une véritable course de collectionneurs et pépiniéristes commerciaux.Ces nouveaux chasseurs d'orchidées vont parcourir le monde dans tous les sens.
Cette frénésie se terminera avec la première guerre mondiale qui provoqua une pénurie de
charbon servant au chauffage des serres.

La pollinisation :
Il va falloir comprendre le secret de la reproduction car sans l'intervention des insectes la
pollinisatiuon est impossible. L'insecte vient buttiner la fleur, le labelle est pour lui une véritable
piste d'atterissage. Attiré par l'odeur du nectar, il s'enfonce à l'intérieur de la fleur, les pollinies
(masse de grains de pollen) de l'anthère (organe mâle) vont se coller sur le dessus de la tête.  
En quête de nectar, allant butiner une autre fleur et en s'inclinant, les pédicelles des pollinies
viendront se poser sur le stigmate (organe femelle) de cette plante.
On assiste là à une absolue perfection de la nature !

La germination :
Suite de la petite histoire
Personne ne réussit à faire pousser une orchidée par semis; parfois les embryons verdissent
mais la graine ne germe pas !
A l'occasion d'une promenade dans une forêt de hêtres, un chercheur du nom de Noël Bernard,
trouve le semis naturel d'une orchidée européenne. Il prélève plusieurs souches et découvre le
processus de germination des graines d'orchidées et la symbiose d'un champignon.
Ce champignon appartient au genre rizoctonia. En contact avec celui-ci, les graines d'orchidée
germent et se développent très facilement et de manière régulière.    Depuis 1950, la culture
in-vitro permet, à partir d'un méristème apical
() de multiplier à l'infini certains genres d'orchidées.
Méristème, du grec meristos = partager.     C'est un tissu constitué d'un ensemble de cellules
aptes à se diviserà un rythme soutenu.
Apical, du latin apex = pointe. Le méristème apical en se multipliant, va engendrer des tissus
spécialisés des organes adultes.
Ce sont les orchidées qui sont passées au premier rang des plantes horticoles micropropagées.
Avantages de la culture in-vitro :
    1.- Obtention de clones sélectionnés, donc plus de rareté.
    2.- Plantes sans virus, assainissement des végétaux.
    3.- Plus de barrière dans le temps, cela se pratique à n'importe quel moment de l'année.
    4.- Production rapide et de masse.
    5.- Raccourcissement du cycle de développement.
    6.- Diminution des coûts de production.
    7.- Réduction des surfaces de culture.
    8.- Augmentation du taux de réussite.

Quelques considérations :
A priori, l'intérieur d'une maison ou d'un appartement ne se prête pas à la culture des orchidées
car les conditions sont différentes de celles que l'on rencontre dans les milieux naturels.
Mais la réalité est toute autre et beaucoup de personnes réussissent à faire fleurir ou refleurir
nos protégées.
L'orchidée de nos fenêtres :
Il existe une orchidée pour chaque type de rebord de fenêtre.
Elles ont une faculté d'adaptation remarquable et beaucoup d'espèces poussent favorablement
sur les tablettes de fenêtre expsées à l'est ou à l'ouest durant la période comprise entre le
printemps et l'automne et déplacées sur une tablette de fenêtre exposée au sud pour l'hiver.
Il est obligatoire de prévoir une protection contre le soleil en été, pour une exposition au sud
(store vénitien ou rideau de tulle).    Ne pas oublier que dès que l'on s'éloigne d'une fenêtre,
l'éclairage devient rapidement insuffisant.
Chauffage :
La température de nos intérieurs qui est maintenue en permanence convient à la majorité des
espèces.         C'est la différence marquée entre le jour et la nuit qui est susceptible de poser
problème car elle provoque l'induction florale. Ne jamais donc mettre nos protégées à proximité
d'un appareil de chauffage ou sur un appareil de télévision.
Eviter les endroits exposés à un courant d'air (devant une porte par exemple) et ceux ou elles
peuvent être renversées (enfants, animaux ...)
Humidité et arrosage :
En règle générale, l'air de nos intérieurs est trop sec, de l'ordre de 30 à 40% d'hygrométrie,
ce qui est très éloigné des 70 à 80% nécessaires à ces plantes.
Certains aménagements sont susceptibles de palier à ce manque d'humidité. Un simple plateau
mis en place avec des billes d'argile expansé ou de gravier dans 1 à 2 cms d'eau dont on
vérifiera chaque jour le niveau peut être une solution. Ce dispositif garantit une bonne humidité
locale favorable à l'humidification de la pièce ainsi que pour les orchidées.  Le voisinage, bien
souvent d'un radiateur sous une fenêtre, peut servir (selon ouverture ou fermeture)  à moduler
à loisir entre le jour et la nuit ou d'une saison à l'autre sans altérer le confort personnel.
L'arrosage se fait une fois par semaine et toujours tôt le matin. Les plantes ont ainsi le temps
nécessaire pour sécher avant la nuit car nos orchidées ont en horreur de subir simultanément,
une baisse de température et un excès d'humidité.
Les arrosages se font de préférence avec de l'eau de pluie à température de la pièce.
L'eau de ville peut être utilisée mais elle aura préalablement reposé durant une semaine pour
l'évaporation du chlore qu'elle contient.
En arrosant, il faut veiller à ce que l'eau s'écoule bien du pot. On augmentera la fréquence à
4 ou 5 jours en été.          Les orchidées tolèrent davantage le manque d'eau que son excès !



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La fertilisation :
Il ne faut jamais déroger à un arrosage à l'eau claire avant de fertiliser. Vous utiliserez cet engrais à la moitié de la dose la plus faible recommandée.
C'est l'engrais sous forme de poudre qui est le plus adéquat. Celui-ci sera conservé dans un endroit frais et  à l'abri de la lumière.

Alain Muset  

Les orchidées - article 2
    - le rempotage, les substrats et les récipients
    - les maladies, leur identification et les solutions
    - les parasites
    - la conclusion

 
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