Les hirondelles - Le Réveil Horticole

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Les hirondelles

Amis du jardinier

"Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ; un seul acte moral ne fait pas la vertu."  Aristote

Une histoire parmi tant d'autres sur les hirondelles :

En Chine - Comme le rapporte Lie-Tseu, on pensait que les hirondelles disparaissaient à l'automne,
au fond de l'eau pour y passer l'hiver, elles s'y transformaient en coquillages, puis redevenaient hirondelles,
en accompagnant le mouvement ascendant du soleil.
On faisait même correspondre à l'arrivée et au départ des hirondelles, la date exacte des équinoxes.
Le jour du retour des hirondelles, était l'occasion de rite de fécondité.
Plusieurs légendes rapportent la fécondation merveilleuse de jeunes filles par l'ingestion d'oeuf d'hirondelle.
(histoire de Hien-Ti, histoire de la famille Chang dont descendait Confucius).
Confucius n'en est pas moins si l'on ose dire, le fils de l'hirondelle.
NDLR


Article extrait du mensuel Le Bousvalien, janvier 2014    -    Merci aux Amis de Bousval  et à son auteur

Protégeons les hirondelles et les martinets !

Une habitante de notre village nous a fait part de sa tristesse de voir moins d’hirondelles qu’avant :
en effet, les populations de martinets et de nos trois sortes d’hirondelles sont en déclin.
La restauration des façades et l’isolation des maisons, bonnes initiatives, compliquent pour ces merveilleux
oiseaux la construction de leur nid.
L’emploi d’insecticides (ils sont insectivores) et le manque de boue semblent également des facteurs
déterminants.
Certains habitants vont même jusqu’à détruire les nids à cause des fientes alors que c’est illégal ;
il existe pourtant une protection facile à mettre en place qui consiste à fixer une petite planchette
d’environ 40 cm sous les nids.
L’hirondelle, qui séjourne chez nous d’avril à septembre, est souvent appelée « oiseau du bonheur »
car son retour de migration se fait au printemps. Savez-vous qu’elle hiverne en Afrique subsaharienne ?
Elle parcourt ainsi plusieurs milliers de kilomètres entre ses deux patries.
Alors pourquoi un article sur ces oiseaux en janvier ?
Parce que c’est maintenant qu’il faut agir pour leur fabriquer des nids !
En effet, plusieurs initiatives de ce genre ont montré qu’avec de la patience, les hirondelles viennent les occuper.

Comment distinguer les martinets des hirondelles et les hirondelles entre elles ?


1. L’hirondelle rustique fait son nid
à l’ intérieur, dans
les étables, les garages, les hangars.
Il est fait de boulettes de boue et de brindilles.


2. L’hirondelle de fenêtre, comme son nom l’indique,
fait son nid (entièrement fait de boulettes de boue
agglutinées) à l’extérieur, au-dessus des fenêtres,
corniches ou porches.

Elle  est  sombre  au-dessus,
mais sans croupion blanc, tandis
que sa gorge est sombre ; elle a
de longs filets à la queue.


3. L’hirondelle de rivage, comme
son nom l’indique aussi,
plus petite,
creuse son nid dans les
berges des rivières, ou encore
dans des carrières de sable

Elle a le dos sombre et un croupion blanc, tandis que le ventre est tout blanc.



4. Le martinet noir n’est pas
une hirondelle !
Il a les ailes en forme d’arc
et il reste
la plupart du temps en vol.

(il y en a une colonie à Mont-Saint-Guibert).
Son corps est brun au-dessus mais sans
croupion blanc, tandis que le dessous
est blanc coupé d’un collier sombre.

Son nid,
à plusieurs mètres de hauteur,
est très difficile à
   repérer.

Pourquoi ne pas placer des nids artificiels ? Ce placement n’est jamais une garantie d’attirer les
hirondelles et il faut respecter trois paramètres principaux :
- il faut qu’il y ait déjà des hirondelles de fenêtre nichant à moins de 4 ou 500 mètres,
- il faut placer les nids à minimum quatre mètres de hauteur sous un débordement d’au moins 35 cm,
- l’espace devant le nid doit être bien dégagé, sans arbre ni plante grimpante sur la façade.
Les « Amis de Bousval » encouragent l’initiative de cette habitante dans son projet au profit des hirondelles ;

vous pouvez la contacter afin d’y participer : toute aide est la bienvenue !
Madame Annie Hoyaux, Allée du Trainoy, 3
à 1470 Bousval. Tél. : 010/61 47 58.

Enfin, chez Aves-Natagora, deux groupes de travail, le GTHirondelles et le GTMartinets, expliquent et conseillent les initiatives de ce genre.
                                                                          Philippe Goubau

 
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