Le calendrier - 1ère partie - Le Réveil Horticole

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Le calendrier - 1ère partie

Botanique et histoire > A PROPOS DU CALENDRIER


Pour la petite histoire,
l'aventure de notre calendrier actuel débute à Rome.
Avant la réforme de Jules César, en l'an 46 avant JC, l'année débutait en mars et
comportait 355 jours répartis sur 10 mois.
Les Romains payaient leurs dettes au début de chaque mois, ces jours étaient appelés
calendes (ou calendae). Le mot «calendrier» qui en découle, désigne d'abord le registre
où sont inscrits les comptes et signifie par la suite la mesure du temps elle-même.
La réforme énoncée modifie cette disposition, donne à l'année 365 jours et 12 mois
et la fait débuter le 1er janvier tout en prévoyant des années bissextiles.
Ce nouveau calendrier est appelé Julien en référence à son promoteur.
L'Église, au Moyen Âge, reste fidèle à ce calendrier tout en référençant
le décompte des années à partir de la naissance du Christ
(ajustement qui s'est finalement imposé à toute la planète).
(F.De Weerd)
Mesurer le temps qui passe a toujours été une préoccupation de l'homme !
Pour être plus complet, nous vous proposons  l'extrait de l'Emission
"Ces années là" du mercredi 31 décembre 2014 présentée par Michel DUPONT
sur les ondes de Radio Stéphanie (102.90 FM) sous le titre :
A propos du Calendrier





LES CALENDES
Le terme calendrier est étymologiquement lié au substantif latin « CALENDARIUM » ou encore « CALENDAE »
signifiant les calendes c'est-à-dire le livre des comptes portant indication des diverses dates auxquelles les
débiteurs payaient les intérêts  de leurs dettes.
Le mot latin « CALENDAE » est lui-même issu du verbe « CALARE » signifiant appeler, parce qu’on appelait
solennellement le peuple de Rome le premier jour de chaque mois pour lui faire connaitre les jours fériés.
Les calendes étaient donc le premier jour du mois romain. Les calendes de janvier étaient le jour où l’on
échangeait, chez les Romains, cadeaux et vœux et où les magistrats entraient en charge.
Le calendrier est donc un système élaboré par les hommes pour recenser de façon logique les jours, les
semaines, les mois et les années tout en restant en accord avec les principaux phénomènes astronomiques
directement observables, concernant essentiellement la position de la lune ou du soleil dans l’espace.

LES CALENDRIERS LUNAIRES ET SOLAIRES.
Les calendriers lunaires et solaires prennent pour intervalle fondamental la lunaison.
Ce furent les premiers calendriers employés par les Babyloniens plusieurs millénaires avant notre ère,
ainsi que par les premiers Egyptiens, les Chinois, les Hébreux, certains peuples de Grèce et les Romains
jusqu’au premier siècle avant Jésus-Christ.
Dans les calendriers lunaires, l’année comprend 12 mois ou lunaison qui sont alternativement de 30 et de 29
jours. Ces 12 mois totalisent 354 jours. De ce fait, l’écart de 11 jours ¼ avec l’année solaire a fait errer très
vite les mois lunaires à travers les saisons. A l’heure actuelle, le calendrier musulman est encore un calendrier
purement lunaire et certaines peuplades d’Afrique comptent encore le temps en lunaison.
Les calendriers solaires, en usage de nos jours, sont fondés sur la révolution de la terre autour du soleil
c'est-à-dire sur la durée de l’année tropique valant 365 jours 5 heures 48 minutes et 46 secondes soit
approximativement 365 jours ¼ . Ce sont les Egyptiens, peuple d’agriculteurs, qui décidèrent les premiers
d’abandonner les mois lunaires comme base du calendrier. Ils fixèrent la durée du mois à 30 jours, sans plus
s’occuper des phases de la lune, et celle de l’année à 12 mois soit 360 jours.
L’année ainsi définie est alors trop courte de plus de 5 jours soit environ 1 mois tous les 6 ans. Pour corriger
l’erreur par défaut, les Egyptiens ajoutaient 5 jours complémentaires chaque année après la fin du 12 mois.

LE CALENDRIER JULIEN.
Le calendrier Julien, qui a précédé le calendrier Géorgien d’où découle le nôtre, comportait déjà des années
bissextiles, une tous les 4 ans sans exception. Le calendrier Julien fut appliqué en l’an 45 avant notre ère par
Jules César sur les conseils de l’astronome grec Sosigène. La réforme julienne s’imposait d’autant plus qu’à
cette époque, il régnait à Rome un désordre extraordinaire dans le compte des jours, les pontifs ayant le droit
d’intervenir à volonté dans la durée de certaines périodes marquant en particulier les dates des échéances et
les dates d’entrée en charge de certains magistrats. Dans le calendrier Julien, l’année est divisée en 12 mois
qui ont alternativement 30 et 31 jours les années bissextiles soit 366 jours. Les années normales totalisaient
365 jours, le mois de février n’ayant que 29 jours. Mais il est curieux de noter que le jour supplémentaire de
février lors d’une année bissextile n’était pas le 30 février. On avait alors coutume de doubler le 24 février
(sorte de 24 février bis ) qui portait le nom de « bis sextus ante calendas Martii » et l’année qui comportait
un tel jour était appelée « bisextilis »
Jules César ramena le début de l’année du premier mars au premier janvier. Le 01 janvier de l’an 45 avant
notre ère  inaugure l’application du calendrier Julien.

LE CALENDRIER GREGORIEN.
C’est  le calendrier presque universellement adopté de nos jours.  
IL trouve son origine dans le fait qu’au XVI siècle, l’avance du calendrier Julien sur le soleil était de 10 jours
car l’année julienne appliquée en 45 avant notre ère était légèrement supérieure à l’année tropique.
C’est pourquoi le pape Grégoire XIII ordonna la réforme grégorienne en 1582 par rapport au système julien
préexistant.
IL fut donc décidé à Rome que le jeudi 04 octobre 1582 serait immédiatement suivi du 15 octobre 1582,
l’ordre des successions des jours de la semaine n’étant pas modifié, mais le mois d’octobre 1582 était amputé
de 10 jours. L’année grégorienne comporte 7 mois de 31 jours, 4 mois de 30 jours et 1 mois de février de 28
jours  (total 365 jours), mais 29 jours en février lors de l’année bissextile tous les 4 ans.
Le calendrier grégorien a été adopté en France le 9 décembre 1582, au Royaume-Uni par acte du parlement
le 3 septembre 1752, en Russie en 1918 et en Grèce en 1923.
  

LE CALENDRIER REPUBLICAIN.
Le désir de changement issu de la révolution française conduisit la Convention à décider l’usage d’un calendrier
de type nouveau, connu sous le nom de calendrier républicain.  
IL comportait 12 mois de 30 jours (total 360 jours), les jours étant à l’intérieur du mois groupés en 3 décades.
En fin d’année 5 jours complémentaires ( 6 jours pour les années bissextiles ) étaient ajoutés et devaient être
consacrés à la célébration des fêtes républicaines. Les poétiques appellations des douze mois de l’année  sont
dues au Conventionnel Fabre d’Eglantine et évoque les saisons :
    - l’automne (finale en aire) : vendémiaire, brumaire, frimaire ;
    - l’hiver (finale en ôse ) : nivôse, pluviôse, ventôse ;
    - le printemps (finale en al ) : germinal, floréal, prairial ;
    - l’été (finale en idore) :messidor, thermidor, fructidor.
Le début de l’ère républicaine fut fixée au samedi 22 septembre 1792, jour de la proclamation de la république
et en même temps équinoxe d’automne qui devint le 1er vendémiaire an 1.  
Le calendrier républicain devait durer 13 ans jusqu’à son abolition par Napoléon.
Le calendrier grégorien a été alors officiellement remis en usage le mercredi 01 janvier 1806.

LES PROBLEMES DE CHRONOLOGIES.
L’année qui correspond au temps mis par la terre pour accomplir sa translation complète autour du soleil est
appelée par définition année tropique. L’année tropique vaut approximativement 365 jours ¼ et plus
exactement 365 jours 5h 48 minutes 46 secondes. L’année civile, celle du calendrier, doit comporter un
nombre entier et ne coïncide donc pas avec l’année tropique.
Pour rester en accord avec l’’année tropique, des modifications s’imposent donc à notre calendrier qui ne
comporte que 365 jours, avec donc un décalage par défaut de 5 heures 48 minutes 46 secondes par an.
Il faut donc ajouter l’introduction, déjà dans le  calendrier Julien, d’un jour supplémentaire en février tous les
4 ans constitue un premier correctif et créer l’année bissextile dans le calendrier.
Toutefois il subsiste encore un décalage par excès de 11 minutes 14 seconde par an.  
Cette fois, il faut retrancher.  
De 45 avant Jésus-Christ à 1582, ce décalage fut corrigé par Grégoire XIII avec la suppression de 10 jours en
octobre 1582. A partir de 1582, il fut prescrit de supprimer 3 jours des années bissextiles au cours d’une
période de 400  ans. C’est ainsi que pendant les années bissextiles séculaires (celles des siècles ), restent
bissextiles seulement celles dont le nombre des centaines est divisible par quatre.                            
Ainsi 1700, 1800, 1900, sont des années de 365 jours, tandis que 1600 et 2000 restent bissextiles.
Il en résulte que notre calendrier actuel devient conforme à la durée de l’année tropique à  3/10.000 de jour
près ou si l’on préfère à 3 jours près en 10.000 ans.
Pour corriger ce décalage par défaut, 1 jour doit être ajouté  à peu près tous les 4.000 ans !

 
 

Pour atteindre :
 
Le calendrier - 2ème partie
         (le calendrier perpétuel et son utilisation)
 
Le calendrier - 3ème partie
         (quelques calendriers originaux, les saisons du calendrier, traditions du jour de l'an)

 
 
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